Rien de bien nouveau sur scène... Deux guitares, une basse, une batterie, un clavier et une voix. Les bases du Rock N'Roll. Tout ce qu'il y a de plus normal, de plus banal pour certains. Ce soir là, dès la première mesure, on savait. Rester ou non. On savait que c'était parti pour plus d'une heure. Avec ce rythme, ces postures, cette énergie, et ce gros son.C'est clair. Jim Jones Revue n'est pas le genre à tricher sur scène. Pas le genre à se déplacer pour lancer à chaque fin de chanson un "merci vous êtes formidables ! ". On blablate pas, on pinaille pas. On est là pour une seule chose, le Rock N'Roll !!! Et ce n'est pas les "say yeah" incessants de Jim Jones et ses glavios crachés sur l'estrade qui nous ferons mentir. Ils sont là pour jouer du Rock N'Roll et on est là pour les écouter...Cette musique dont ils ont tout capté sans chercher à en faire autre chose, si ce n'est la vivre à fond. Même si l'on prêterait volontiers des pantoufles à Rupert Orton (guitariste), sa coiffure-vynil et sa chemise noire patinée nous transportent directement à l'arrière d'une cadillac 64 en skaï rouge. Ces londoniens, on le sent bien, doivent se lever rock n' roll, se coucher rock n' roll, manger, fumer, boire rock n'roll... Et même pisser rock n'roll... Sans poudre aux yeux, sans se poser de questions. Ils viennent juste pour jouer. Et le message est clair "on la joue forte et on vous emmerde ! ».
Ce soir là, c'était un soir pour les amoureux de guitares et de sueur. Et, pour ceux-là, la prestation de Jim Jones Revue fut grande.
Illustration et chronique : Jean-Marie Flageul / http://jmflageul.wordpress.com/
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