mercredi 7 septembre 2011

Interview de Chinese Man par J.B.

C’est un vendredi du mois de Mars que je me rends à L’Echonova pour interviewer Chinese man, dernier jour de leur résidence mais aussi le lendemain de leur show privé pour les bénévoles, les adhérents et les partenaires. Les voici qui présentent leur dernier mais aussi premier véritable album, sorti il y a tout juste un mois.

Chinese Man : Un, deux, Un deux, test, come on…  

Pourquoi le choix de L’Echonova pour votre résidence ?
Ce sont les seuls qui ont bien voulu de nous… c’est aussi ceux qui ont le plus d’argent vu le nombre de bénévoles qu’ils exploitent (ils se marrent !). Il y a les huîtres, les crêpes, le Richemont aussi ! Ça fait beaucoup de bonnes raisons ! Plus sérieusement la 1er fois que l’on est venu, on avait vraiment bien accroché avec le lieu, les gens, et comme on préparait un nouveau live, il nous fallait un endroit sympa où l’on pouvait monter une configuration plus importante que celle du précédent spectacle. Du coup L’Echonova ça le faisait bien, il y avait un désir commun, n’est-ce pas ?! Il y a vraiment une histoire d’organisation. Ici il y avait aussi la possibilité de monter un vrai dossier qui tienne la route pour avoir des subventions, c’est cool de le faire à L’Echonova.  

Et au niveau de l’équipe, ça se passe bien ?
Ouai ça va, c’est pas… mais ça va ! (ils se marrent toujours). Non, ils sont vraiment très sympas. Maïté prend bien soin de nous quand on mange des quiches. Du coup il devrait remplacer toute l’équipe par Maïté, genre Arnaud en mode Maïté, ça ferait Maïnaud !  

Comment est né ce projet Chinese Man ? 
Nous trois on s’est rencontré il y a plusieurs années. Matthieu et Sly étaient ensemble au lycée et avaient par ailleurs de bonnes notes. Puis High Ku a d’abord rencontré Matthieu et l’a présenté à Sly. A la base on avait différents projets qui n’avaient rien à voir avec celui-ci. On a commencé à faire du son ensemble, et puis est née l’envie de mettre ça sur vinyl, puis sur CD, puis sur scène, puis en digipack, ensuite en DVD… En gros voilà, ça a commencé comme ça. En ce qui concerne MC Taiwan, on l’a connu grâce à notre ami Bruno qui nous a connecté avec lui. Et comme il a fait un truc pas trop dégueu la première fois, on a décidé de lui laisser sa chance, pour le meilleur et pour le pire ! Mais pour l’instant ça va !  

Chinese Man, c’est un son assez unique, quelle est la recette pour arriver à ce résultat ?
Le principal est d’avoir un maximum d’influence, comme notre musique est basée sur le sampling, on est amené à piocher dans pleins de styles, et du coup notre boulot, ça a été de faire en sorte que ces trucs sur scène sonnent de façon unifiée.  

Deux passages à L’Echonova, l’originalité serait-ce la clé du succès ?
Nan, c’est surtout parce qu’on est beaux !!! Ouais c’est beaucoup plus physique, la beauté, on sent bon, tout ça… Mais l’originalité, c’est difficile à dire, parce qu’on ne s’est jamais vu. Après, c’est pas qu’il y ait peu de projets comme Chinese Man mais y’en a peut-être moins que dans les autres genres musicaux plus populaires. Là, c’est vrai qu’on a un truc assez complet avec de la vidéo, il y’a un nouveau travail qui est fait là-dessus, qui est un petit plus pour un groupe électro. Puis il y a aussi une unité avec le projet depuis le début et un univers précis. Quand on va voir un concert de Chinese, on ressent son histoire, ses influences, on reconnait son univers graphique. Chaque morceau a une ambiance différente tout en faisant parti du même univers. C’est un outil qui demande beaucoup de temps et de préparation mais on a eu la chance d’avoir un entourage nous permettant de le réaliser, malgré des moyens relativement réduit.

…À Guichet fermé peut-être, mais je te rappelle qu’il y a quand même 110 bénévoles à L’Echonova… (Rire).

Les chinois en plein travail :

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