Les gens semblent accros à ce rendez-vous trimestriel. Le principe : venir à un concert dont on ne connait ni le genre ni l’artiste. La curiosité est palpable, un petit vent d’air frais semble emplir nos têtes, les poils sont hérissés d’impatience et l’ouïe attentive.
Direction la salle de concert. L’ouverture du rideau vient de dévoiler un musicien seul sur scène avec son piano. Il nous tourne légèrement le dos et semble ne faire qu’un avec l’instrument customisé sur lequel il tapote. Ne comprenant pas encore de quoi il s’agit exactement, je vois les têtes vibrer, les épaules remuer.... L’homme brouille les frontières entre jazz et électro, tradition et modernité. Dans l’obscurité, enfants, adultes et papis se mélangent. Ils ont tous les yeux rivés sur cet objet sonore indéfinissable. Certains sont ravis, d’autres interrogatifs voire dubitatifs. L’extraterrestre qui prétend se nommer Mekanik Kantatik doit encore faire ses preuves. Commence alors un concerto de musiques expérimentales. Ordinateurs et gadgets transforment les sonorités, inversent les sons, accélèrent la cadence. Le beat est très marqué tandis que le fond sonore au piano reste classique et mélodieux. La foule commence à remuer très fortement. Les enfants se demandent d’où s’échappe tout à coup cette voix robotisée. Ils s’en amusent et comprennent rapidement que notre homme vient bel et bien d’une autre planète. Le concert se transforme en une vraie performance artistique qui fera danser le public pendant près d’une heure. Un show qui oscille entre musique jazzy, bidouillages électroniques et morceaux franchement techno. Me voilà scotchée avec un sourire sur le visage, des étoiles plein la tête et une rythmique entêtante qui me fera rêver à d’autres galaxies jusqu’au bout de la nuit… Une belle surprise et un vrai moment de plaisir !
M.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire