vendredi 14 janvier 2011

Chronique live : Gush par Camille Jouannic

Au début du mois de juillet dernier, se déroulait sur trois jours le Main Square Festival à Arras. Les deux derniers proposaient Rammstein, Phoenix, Gossip, Pink, et bien d’autres stars déjà reconnues. Mais le groupe le plus marquant passait sur la petite scène : Gush. Un quatuor haut en couleurs, certes visuellement, mais aussi musicalement parlant. Ces quatre garçons rappellent le quatuor mythique de Liverpool, et allient à la perfection la pop, le rock, et l’opéra-rock (faisant alors penser à Queen). Pourtant ces jeunes des Yvelines ont leur style bien à eux ; une musique dynamique et entraînante accompagnée de voix en harmonie. C’est peut être aussi cette symbiose qui frappe : aucun des quatre artistes –deux frères et leurs deux cousins- n’est plus mis en avant que l’autre, et le public ressent quasi-instantanément les liens qui les unissent. Et nous nous sentons à notre tour unis devant ce spectacle visuel et auditif. Les chansons « My Way » ou « Let’s Burn again » sont déjà connues et reprises en cœur, mais on a pu découvrir d’autres petites merveilles comme « P.nis », entre autres.
A la fin de ce concert, le public en demandait encore, et cette envie fut exaucée par le chanteur M qui s’est produit plus tard sur la grande scène. Cet artiste d’une altérité émouvante a en effet invité le groupe à se joindre à lui. Et, emportée par la révélation qu’a été Gush, j’en suis venue à penser que leur vraie place était justement sur cette grande scène.

Quelques jours après, j’achetais leur C.D., et l’ai écouté inlassablement. Puis en octobre, Gush s’est produit à L’Echonova, avec les groupes The Last Morning Soundtrack, et Hey Hey My My (qui, lui aussi est impressionnant). On a pu y voir les petits changements et les bénéfices de l’expérience scénique se réaliser ; un show plus rock et des improvisations surprenantes. Ajoutez à cela une chanson forte en émotions, dédiée au grand père des deux frères, ainsi qu’un final a capella, et il en est ressorti un second concert inoubliable. Ainsi que la certitude que ce petit quatuor ira loin.

Leur album à écouter d’urgence, si ce n’est fait : « Everybody’s God » : un véritable « jaillissement » de talent !


Camille Jouannic

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